mardi 25 novembre 2008

Errare humanum est (et encore...) mais perseverare diabolicum


mardi 18 novembre 2008

Dreaming by numbers

Documentaire noir et blanc de Anna Bucchetti qui filme avec merveille une réalité de la Naples populaire, celle de la smorfia, pratique ancestrale du loto et du jeu sur les numéros. Mais pas n'importe comment.
Cette tradition, qui prend racine dans les pratiques cabalistiques, associe chaque numéro à un objet, une chose. Ainsi, chaque évènement peut être joué par une série de nombre dans ces ricevitorie, petites boutiques de jeu. Pourquoi ce jeu et cette quasi obsession pour les numéros ?
D'abord, il s'agit d'une manière d'interpréter le monde, de le ramener à la forme de numéros, qu'il s'agisse de moments de la vie quotidienne ou de l'interprétation d'un rêve. Ces numéros sont censés porter chance pour gagner au loto, mais pas seulement. Jouer est souvent une nécessité, mais peut-être plus pour donner de l'espoir que pour devenir riche dans des milieux souvent modestes.
Mais pour certains joueurs il s'agit d'une véritable passion du jeu, d'une habitude prise de faire fonctionner leur imagination à longueur de journée pour repérer les numéros qui les entourent, qu'ils croisent.
Ces séries de numéros font partie de la vie des gens : une femme continue à jouer depuis 10 ans les nombres que jouait sa mère, alors qu'une autre joue les dates d'anniversaire de ses enfants.

Ce documentaire, au montage très réussi, donne à voir un aspect peu connu de l'Italie du Sud, mais surtout une autre image de Naples, loin des règlements de compte mafieux ou des décharges illégales. Cette réalité là existe, mais ça fait du bien de voir une image moins noire de cette ville et de ses habitants, quand bien même tout aussi réelle.
Des tranches de vie donc, de la grand-mère dont le jeu est le seul vice à ce travesti organisateur de parties de bingo pour les signore du quartier...
Rencontres du cinéma italien de Grenoble 2008 - Dreaming by numbers.

lundi 17 novembre 2008

La giusta distanza

Ce dernier film de Carlo Mazzacurati raconte l'histoire d'une jeune institutrice, Mara, qui fait irruption dans un petit village tranquille du nord est de l'Italie. Cette arrivée ne laisse pas de marbre les habitants. Parmi eux, Hassan, un mécanicien d'origine tunisienne, au comportement d'abord ambigu, qui va peu à peu entrer dans la vie de cette jeune femme.
Mais lorsque Mara est retrouvée assassinée, c'est lui qui est suspecté en premier lieu. Le doute persiste pourtant...
Un film riche, où le polar croise la description d'une Italie rurale, l'immigration, le choc des cultures. Et la question latente de la "juste distance", celle à garder entre soi et l'être aimé, et plus largement entre soi et le reste du monde.
A noter la prestation de l'hilarant Giuseppe Battiston, vu récemment aux côtés de Valerio Mastandrea dans Ciao Stefano (Non pensarci), là encore très bon.
Et de finir par un proverbe arabe cité par Hassan dans le film : "Come anima inseguita da ombre Aspetto tremante che il sole torni" (Comme une âme poursuivie par des ombres, J'attends tremblant que le soleil revienne).

Gianmaria Testa, la simplicité, l'émotion, la beauté



Gianmaria Testa, piémontais dont le prénom débute comme le nom de ce blog, heureuse coincidence...

mercredi 5 novembre 2008

Obama a-t-il la baraca pour se frotter à la frite Mac Cain ?...

Je ne tenterai aucun commentaire ni aucune analyse à quelques heures du résultat de l'élection que le monde entier attend, les yeux tournés vers le Nouveau Monde... Laissons cela aux vrais spécialistes et à tous les journalistes français et à toutes les rédactions en direct de New-York, et délectons-nous un instant de la chanson du dimanche consacrée aux 2 candidats, un peu de second degré parbleu!

mardi 4 novembre 2008

La nuit au musée...

J'avoue que déambuler dans un musée de nuit est une occasion rare mais qui m'a toujours fascinée, l'envie de s'y laisser enfermer, peut-être une réminiscence du personnage de Belphégor... Par contre, rien à voir avec le récent film La nuit au musée avec Ben Stiller entouré de squelettes vivants...
Alors comment ne pas saisir l'opportunité de visiter le musée du Louvre justement, de nuit, rien que l'idée m'emballait, surtout pour y admirer les chefs d'oeuvre d'Andrea Mantegna, peintre de la Renaissance italienne dont le nom est souvent associé à la ville de Mantoue.
L'exposition a vraiment été intéressante, mais mon enthousiasme a été un peu refroidi par une foule venue nombreuse... Apparemment mon quasi fantasme était partagé par beaucoup, à moins que ce ne soit l'attractivité des bas prix...
Bref, le mythe nocturne du musée s'est un peu rompu, jusqu'à la sortie de la
pyramide et la vision de la cour :
Finalement, regarder la ville de nuit est encore plus fascinant que visiter un musée, surtout dans la ville "lumière"... Il en faut peu pour la faire sienne quand le brouhaha quotidien s'est tu, et, avec de l'imagination, en avoir la vision qu'on souhaite... pour oublier la réalité grisâtre diurne...